mercredi 15 septembre 2010

Amazing Monday

Le lundi, journée chargée en perspective: On a prévu d'aller au centre d'aide aux Français expatriés (Charles Peguy) ; à l'ambassade française; rencontrer Paul, le fils de John & Laïla qui pourrait nous aider pour la suite; trouver Antoine le cousin de Thomas qui est également expatrié à Londres; passer tous les deux un entretien d'embauche chez Pierre Hermé et je crois que je n'ai rien oublié.
La seule chose que nous n'avons pas pu faire à notre arrivée fut le centre Charles Peguy, fermé tous les lundis matins, pas de bol! Nous en avons profité pour faire un crochet et dire bonjour à Big Ben que nous n'avions pas encore vu. Malheureusement nous avions oublié l'appareil photo, mais internet est là pour illustrer cette partie de la journée:


Une fois que nous avions enfin vu cette star londonienne, nous avons commencé à chercher Paul du côté de Camden. Juste le temps de s'arrêter à un restaurant japonnais et nous avons débarqué dans son lieu de travail, une entreprise immense avec un design incroyable. On était très impressionnés par le luxe de l'endroit, et tandis qu'il nous offrait un café on se rendait à l'évidence: Les Anglais ne sucrent pas leur café. Un traumatisme trop dur à encaisser pour nous, nous n'avons pas osé en reparler depuis cette tragique révélation. Mais trève de plaisanteries, Paul a été vraiment adorable et il nous a offert de nous héberger deux nuits à Londres afin que nous soyons sur place pour nos recherches d'emplois. Il nous a également donné ses coordonnées pour que nous le mettions en référence sur notre CV, afin qu'il puisse dire à notre nouvel employeur à quel point nous sommes Awesome et Legendary, en résumé, Awesomedary. 

Ah, j'ai trouvé sur le net des photos de la boîte en question, voici le bureau de la réception :


Contemporary Office

Bref, pour la petite anecdote, le créateur de cette entreprise est le petit fils de Sigmund Freud, la classe!

Après cette entrevue on fonce du côté d'Oxford Street rencontrer Antoine, qui met du temps à arriver. Du coup on est tombés sur un Apple Store qui nous a amusé pendant un moment, à tester à peu près tous leurs produits, de l'iphone 4 à l'ipad en passant par les petits ipod shuffles. C'était très i-ntéressant.

De là go to Knightsbridge, lieu des entretiens. Passage éclair à l'ambassade qui nous a donné un magazine exprès pour les Français à Londres (ici-londres) puis nous nous mettons en quête de Pierre Hermé, ce qui s'avère plus difficile que prévu. Je pense qu'on peut dire qu'on a eu un coup de panique à ce moment là car l'heure défilait dangereusement et l'heure du rendez-vous a été dépassée avant de trouver la boutique. On avait beau demander aux gens, personne ne connaissait et nous avons plus tard compris pourquoi: Le magasin est ouvert depuis seulement deux semaines. 
Bref, l'un après l'autre on passe l'interview, je pense que ça s'est super bien passé pour chacun. Thomas décroche le part-time qui était à pourvoir, ce qui est une super nouvelle! Pour ma part, j'ai droit au traditionnel "je vous appelle si une opportunité se présente" mais je m'en contente, l'entretien a été un succès de mon point de vue, j'ai eu une très bonne impression.

Thomas veut ensuite aller repérer son nouveau lieu de travail, une autre boutique Pierre Hermé dans Selfridges. Même bazard pour trouver l'endroit, on ne sait pas où chercher tellement le centre est immense. Alors qu'on demande notre chemin à un bistrot français, on tombe sans le savoir sur le manager.. A la recherche de personnel pour du full time. 
On lui laisse donc nos CV's, Thomas, Antoine et moi, en croisant les doigts pour que ça marche. Et ça pourrait marcher car selon le manager il a d'autres contacts qui recherchent des Français, le hasard fait bien les choses!

Après cette folle journée, petite halte dans un pub (Great British Pub Food) à goûter à une nouvelle marque: Strongbow, un cidre absolument délicieux qui n'a pas été de refus après toute cette marche.

mardi 14 septembre 2010

Notre premier dimanche anglais

Après un dodo bien mérité, direction l'église. Non nous ne sommes pas pratiquants, mais la famille qui nous héberge l'est. C'est donc pour leur faire plaisir étant donné qu'ils nous hébergent/nourrissent/aident que nous les avons accompagné en ce dimanche ensoleillé assister à la messe hebdomadaire.
Bref, c'était rigolo. Le curé nous a fais une spéciale dédicasse, "Dites bonjour aux deux frenchies venus exprès en Angleterre pour assister à notre messe!! Haha!! Joke!!"
Moments de solitudes aux moments des chants mais c'était amusant et très traditionnel. Et nous y avons rencontré Annik, une Française venue vivre à Londres, qui nous a laissé ses coordonnées pour qu'on la joigne si nous avions un souci quelconque. On a aussi discuté avec le curé à la fin de la messe, il connaît lui aussi Oppède et ses environs, il avait l'air de beaucoup aimer la Provence.

Ensuite, nous avons été dans notre premier pub anglais: Le Royal Standard of England.
Un très vieux pub de je ne sais plus quel siècle. Croyez-le ou non, nous étions en terrasse en t-shirt/lunettes de soleil et nous avions chaud! On a même peut-être bronzé à ce moment là! Oui oui, en Angleterre il y a parfois du soleil.


On avait chacun une bière différente et nous avons retenu la Rebellion Beer, très tasty comme ils disent, un parfum incroyable. Rien à voir avec les bières françaises qui sont soudainement devenues bien fades en comparaison !


Après ça, retour à la maison où nous avons pris conscience que le jardin était absolument incroyable, Tennis, Piscine, des fleurs et des arbres sur un gazon impeccable..
Et une véranda tout aussi extraordinaire où nous avons déjeuné, que nous tâcherons de prendre en photo dans les jours qui viennent. Il va sans dire que nous avons apprécié cette journée, et c'est sans doute ce jour là que nous avons vraiment vraiment commencé à parler anglais, au cours des nombreuses conversations que nous avons eu avec John, Laïla et leur fille Christina.

Trip to Penn

Après deux nuits à l’auberge nous avions convenu de dormir chez la famille Smith quelques temps, qui avait très gentiment offert de nous héberger dans leur splendide maison à Penn.
Ainsi nous rendons la chambre de St Christophers Village, mais nous voulions rester un peu au Belushis bar pour profiter du web et prendre notre repas. Bad idea ! Ce jour là il y avait un match de rugby (Australie/Nouvelle Zélande) en fin de matinée : Peu à peu le monde s’est mis à envahir le petit bar. Les 5 télés étaient branchées sur le match, nous qui étions juste sous l’une d’entre elle, nous nous sommes faits littéralement encerclés par les supporters : Quelle ambiance !
Autant dire que lors des essais ils criaient si fort que mes tympans ont saturés, entre ça et la soirée avec Muse je crois que nos pauvres oreilles ont beaucoup souffert ! Du coup, nous n’avons pas mangé là. Impossible pour nous pauvres français pas vraiment amateurs de ce sport de résister plus longtemps aux assauts auditifs des autochtones en délire. Mais pourquoi crient-ils aussi fort, ils sont fous ?! Ils croient que les joueurs les entendent et jouent mieux après ? Lol, toujours est-il que nous avons dis au revoir au Belushis et nous sommes partis en quête d’un endroit où manger, chargés comme des mules, again


. Et justement, pas évident de trouver un restaurant qui puisse accueillir autant de bagages ! Nous avons jeté notre dévolu sur le KFC du coin, où nous avons eu un repas gargantuesque qui nous a certes bien nourri mais pas franchement aidé pour la suite (prendre des forces c’est bien, mais se casser le ventre à plus pouvoir bouger, c’est moins bien !)
S’en est suivi un long moment dans les transports en commun, d’abord le métro, ensuite le train. Une occasion supplémentaire de constater que ma valise est LOURDE !

Ah et nous avons fait une belle boulette d’ailleurs : A Londres, nous avons acheté une Oystercard. C’est une carte que l’on recharge dans des bornes : On met de l’argent dessus et elle remplace les tickets de métro/bus/train. Elle permet de voyager partout à Londres à petits prix sans avoir à acheter les tickets à chaque fois. Elle nous a déjà servit plein de fois, évidemment ! Et que s’est-il passé lorsque nous avons pris le train pour rejoindre la famille Smith ? Nous avons utilisé notre Oystercard, le plus naturellement du monde… Avant de se souvenir que non, ils ne vivent pas à Londres !
Du coup, bloqués à la gare de Beaconsfield où nous avions rendez-vous, nous avions l’air assez idiots, mais pas de problèmes, on nous a libérés de notre gare-prison rapidement (non sans un sourire moqueur à peine déguisé)

Mais après tout ce périple nous sommes bien arrivés dans notre nouveau dodo provisoire à Penn, une maison incroyable et nos hôtes sont des personnes extraordinaires. Le soir même nous rencontrons leur fille Christina, qui vit avec eux jusqu’à la semaine suivante. On a quasiment le même âge tous les trois et on s’entend très bien. Bizarrement, tous trois nous assurent que notre anglais est vraiment super, ce qui est flatteur mais qu’on a du mal à croire !
Après cette journée, le sommeil a été très facile à trouver, d’autant plus que la maison à la campagne est d’un calme absolu, et notre chambre d’un confort vraiment remarquable.

lundi 13 septembre 2010

Concert de Muse, Wembley Stadium

Dès notre deuxième jour nous avons un gros objectif dans notre journée : Réussir à avoir des places pour assister au concert de Muse du soir même. Mission pas évidente sachant que les 80 000 places se sont vendues en 12 minutes il y a un an!



On regarde sur le net, mais il y avait de quoi se décourager. Les seules que nous trouvons sont à retirer à … Paris, un peu juste pour faire l’aller-retour dans la journée ! Pour le coup, on n’était pas très bien organisés et on comptait beaucoup sur la chance. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de nous rendre sur place et de traîner dans les parages à la recherche de notre opportunité !
Mais il faut déjà pouvoir s’y rendre. On consulte les trains, beaucoup moins clairs que les métros. On commence à se décourager car l’heure tourne, nous faisons un rapide aller-retour à l’auberge pour consulter le web à la recherche du train à prendre pour rejoindre Wembley ; nous trouvons et courons à la gare où l’on attrape le bon train à deux minutes près. Que d’émotions ! Mais après un trajet debout à côté d’un groupe d’enfants bruyants (mais en uniforme, ça les rend bruyamment mignons) nous arrivons à Wembley Central. Heureusement pour nous, Wembley Stadium est bien indiqué. Nous marchons un petit quart d’heure et lorsque nous commençons à apercevoir le stade, Thomas repère un couple qui brandit un billet du concert. Ils sont français, ils vendent une place car leur ami s’est désisté : L’aubaine ! Mais comme nous sommes deux, nous voulons être à côté. Une troisième personne arrive alors et nous informe que quelqu’un vend des places quelques mètre plus loin, même porte, YOUPI !

 

Notez comme nous sommes heureux avec nos billets, c'est Noel avant l'heure!

Nous avons sympathisé avec les français (enfin, deux français et une anglaise qui parle français) venus exprès de Tours pour assister au concert. Au passage, merci à eux pour nous avoir pris en photo, il fallait à tout prix immortaliser le moment !  Nous sommes restés ensemble un moment, durant l’attente dans le stade et durant les premières parties du concert, à savoir White Rabbits (plutôt sympa mais sans plus), The big Pink (On n’a pas aimé) et Lily Allen (Elle, on la connaît.)
Trèèès difficile de rester patients sachant qu’après eux arrivait MUSE, on avait vraiment trop hâte qu’ils finissent leurs chansons !



Peu à peu le monde envahissait le stade, ça parlait toutes les langues, les looks étaient funs. D’ailleurs, beaucoup de personnes avaient acheté un T-shirt de Muse pour l’occasion. Nous pour 18£ on préfère les garder pour manger ! Tant pis pour les T-shirts donc !
Le groupe a fini par arriver sous une ribambelle de drapeaux géants qui se balançaient au rythme de la chanson UPRISING. Un grand moment, qu’on n’oubliera pas de si tôt. Une soirée évidemment mémorable, on retiendra  avant tout cette prodigieuse entrée en scène, mais aussi les moments où la plateforme sur laquelle était le groupe se mettait à avancer et se rapprocher de nous, nous permettant de les voir de très très près ! De magnifiques effets dont la projection de milliers de cotillons dans le public ; l’arrivée d’une énorme soucoupe volante qui s’est ouverte en laissant tomber une danseuse habillée en cosmonaute qui semblait voler sous l’engin ; le lancement de centaines de gros ballons... Autant de souvenirs ancrés dans nos mémoires. Pour les fans que nous sommes, nous pouvons dire que cette soirée sera sans doute l’une des meilleures de nos vies !



Ce fut tellement de choses à la fois qu’il est difficile de décrire nos émotions et ce que nous avons ressenti. Les mots ne sont pas assez forts et nous n’arrivons toujours pas à croire et à intégrer le fait que nous ayons eu la chance inespéré et inouïe de voir notre groupe de musique préféré chez eux, dans leurs stades où est tourné le DVD du live. En somme, c’était magique, inattendu, émouvant, merveilleux. Des frissons tout le long et après en découvrant nos photos et vidéos. Un souvenir extrêmement fort et inoubliable ! Merci à eux, Love you MUSE. Et comme Thomas aime le dire : It was AWESOMEDARY (parce que chaque mot séparé n’est pas assez fort et que leur union correspond très bien à ce que nous avons vécu J).
Le retour a été moins glorieux, on s’était tellement déchaînés, nous avions mal partout et il fallait marcher jusqu’à la station de métro. Plus de direct pour Shepherds Bush, on avait un changement. Et information importante, nous avons pris sans le savoir le dernier métro bondé avant la fermeture des stations : L’ultime gros coup de bol de cette soirée.
On était fatigués, on avait mal, on avait la voix cassée, on était serrés comme des anchois dans le métro, on était affamés, mais on s’en foutait parce qu’ON A VU MUSE !! Est-ce que seulement vous réalisez ?? MUSE AT WEMBLEY !!



dimanche 12 septembre 2010

Nos premiers pas à Londres



Un trajet plutôt désagréable. On n’avait pas vraiment beaucoup dormi, on s’est retrouvé dans le TGV à 6h40 en étant plutôt stressés et fatigués, plus pour moi des maux de ventre assez importants. Thomas a pu dormir, le veinard, moi j’ai dû m’assoupir une petite demi-heure.
Mais le plus stressant c’était quand-même l’Eurostar, la pression montait, c’était la dernière ligne avant l’arrivée ! Avec son lot de questions immédiates : Va-t-on prendre le bon métro ? Va-t-on trouver l’auberge facilement ? Va-t-on avoir des soucis là-bas ?
Autant de questions vite résolues. A St Pancras, la gare où nous sommes descendus, tout était très clair pour se diriger. Nous en avons profité pour prendre notre carte sim anglaise chez le groupe Lebara, en gros 6 euros = illimité sur les téléphones Lebara anglais, 1h30 sur les fixes et portables anglais. Oui, en France on se fait un peu avoir quand-même !
Puis vint le moment de prendre le métro pour rejoindre le quartier de Shepherd’s Bush : Absolument aucun problème, les infos sont très claires, même pas besoin de demander de l’aide. Ah et on y a entendu notre premier « Oh my God ! » local, que d’émotions. Nous voici donc arrivés à Shepherd’s Bush Market. Munis de notre immense carte on essaie de se repérer, d’avancer vers l’auberge. Au passage, ma valise est lourde. Mais alors vraiment TRES TRES lourde !! Je ferai pas ça tous les jours.


Ceci dis nous avons trouvé du premier coup, youpi ! Nous voici à l’auberge, pour y accéder on passe par un bar, le Belushi. On tombe sur une jeune fille qui nous explique les règles du jeu, à savoir ne pas fumer dans les chambres et tout ça... Mais aussi le petit déj offert (céréales, pains, beurre et confiture à disposition, cafés, thé…) Le bar est beau, on est fan de la déco très jeune, avec des drapeaux de différentes nationalités un peu partout, de grands posters colorés, de grands écrans plats qui diffusent des clips et des chaînes de télé. La musique est bien,  pas prise de tête et jeune. Ah, et on a internet gratuit, et ça, c’est bien. Ou plutôt, that’s AWESOME.



Et pour ce qui est du coin, on est partis à pieds pour repérer les lieux. On a vu des cabines téléphoniques rouges, troooop mimies. Et des petits enfants en uniforme, les garçons hauts comme trois pommes en chemise et cravates, et les petites filles avec leur jupette et le blason de l’école sur leur cartable. Troooop mimies. Beaucoup de magasins, de petites épiceries tenues par des Indiens un peu comme le mini market des Simpson. On est assez étonnés par les prix, c’est cher évidemment mais finalement ce n’est pas plus cher que les épiceries de quartiers en France. Et on est dans les quartiers plutôt chics (que des belles voitures et des maisons immenses) donc on suppose qu’à l’Est de la ville ce sera un peu moins cher.


Nous avons aussi trouvé un supermarché, et nous avons eu la surprise d'y trouver absolument tout ce qu'on voulait, à des prix tout à fait raisonnables. Et même un magasin qui s'appellait Poundland, avec tout à 1£: Nous ne mourrons pas de faim! Youpi!
Côté cosmétiques (ben oui on est passés devant alors tant qu’à faire !) les prix sont assez similaires. Par contre il y a des marques qu’on ne peut pas trouver en France, style Maybelline New York, mais c’est plutôt du haut de gamme. Mais beaucoup de marques françaises, Loréal, Bourjois, Gemey Maybelline Paris… On trouve aussi des vêtements à prix sympas, des belles tuniques à 10 ou 15 euros par endroits.  Enfin voilà, c’était le paragraphe pour filles.
Et enfin côté miam, des restaus de toutes cultures, certains très chers et d’autres à prix vraiment intéressants, comme en France !
Pour avoir toujours une vision précise de l’argent qui nous reste en cash, on note nos dépense et on fait la différence au fur et à mesure. Ca nous permet de savoir en permanence où on en est. Qu’est- ce que nous sommes organisés !!